Épisode 57 · Le Shop des Titans
Le media buying classique est terminé
Résumé, 10 secondes
L'invité
Thomas Jossomme
fondateur de l'agence d'acquisition XPLR (Meta, Google, TikTok, Pinterest, Snapchat, plus un pôle créa)
Google Shopping avant tout le reste.
On peut faire du search, du display, de la vidéo. Mais si Google Shopping n'est pas optimisé, aller ailleurs est un mauvais choix de priorité. Le clic y est plus qualifié : la personne a déjà vu le produit et son prix avant de cliquer. Et c'est là qu'on garde le plus de contrôle sur ce qu'on pousse.
Le flux produit est le vrai levier technique.
Beaucoup de marques branchent l'application Shopify, laissent l'import automatique et n'y reviennent jamais. Le titre du produit reste un nom de collection qui ne dit ni la matière, ni le genre, ni la couleur. Le principe est celui du SEO : le titre le plus exhaustif possible. Les règles de flux du Merchant Center permettent de le corriger sans toucher au site, et des outils comme Lengow ou Channable prennent le relais sur les gros catalogues. Les avis clients, eux, sont un actif : s'en priver dans un espace qui ne vous appartient pas est dommage.
Sur Meta, la créa a remplacé le ciblage.
L'exemple donné dans l'épisode est celui d'une fondatrice qui a produit des centaines de vidéos expliquant son produit, et des centaines de visuels comparatifs. Ce volume-là est en son contrôle, contrairement à un réglage d'audience. Une jeune marque avec 1 000 € de budget a intérêt à tout mettre sur Meta, parce qu'à côté elle a un téléphone, un week-end et ses produits.
Le ROAS des marques installées est souvent un mirage.
Il est bon parce que la publicité s'affiche devant des gens qui connaissent déjà la marque et auraient peut-être acheté sans elle. Ce n'est pas de l'incrémental. En se contentant de ces campagnes, on s'enferme dans un segment déjà acquis.
Le format qui débloque un compte : le fondateur face caméra.
Le founder generated content ouvre un flux de création continue. Une idée le matin, un tournage l'après-midi, un montage, une mise en ligne à 17 h 30, un verdict 48 heures plus tard. À comparer avec un UGC classique où trouver le créateur, signer, expédier, récupérer les rushes et monter prend trois semaines.


