Ignorer et passer au contenu

Épisode 46 · Le Shop des Titans

CONVERSION : Les 5 plus grosses erreurs de conversion en MOBILE ?

19:13Avec Simon et Martin

Résumé, 10 secondes

Cinq erreurs qui coûtent des commandes sur mobile : le pop-up déclenché à l'arrivée, le menu réduit à une liste de catégories alors qu'il est l'élément le plus cliqué, les carrousels dont personne ne voit la troisième diapositive, les filtres enfermés dans un panneau, et le paiement en un geste absent.
Publié le 16 septembre 2025

Écouter aussi sur

Le mobile pèse au moins 75 % du trafic d'un site e-commerce. Cinq erreurs y reviennent assez souvent pour valoir un épisode — aucune n'est exotique, toutes coûtent des commandes.

1. Le pop-up qui s'ouvre à l'arrivée

Le visiteur clique sur une publicité, atterrit sur le site, ne connaît encore ni la marque ni les produits — et reçoit un « -10 % sur votre première commande », juste après la bannière cookies. Frustration, attention perdue, et une partie du trafic qui repart.

Le pop-up n'est pas le problème : son moment l'est. Deux façons de mieux le placer :

  • Au bon instant. Relevez le temps moyen passé sur le site dans vos statistiques, retranchez trois secondes, déclenchez là — juste avant que le visiteur moyen décroche. Il aura vu plusieurs pages.
  • Au bon endroit. Sur la fiche produit, quand l'intérêt est manifeste. Et pensez à rappeler le code dans le panier : c'est là qu'on se souvient d'une remise qu'on avait mise de côté.

Deux détails propres au mobile : le pop-up occupe tout l'écran, et il reste beaucoup de petits écrans en circulation. Vérifiez aussi son format — on voit encore des pop-up dessinés pour l'ordinateur, à l'horizontale, servis tels quels sur téléphone.

2. Le menu mobile, sous-exploité

C'est l'élément le plus cliqué d'un site mobile, souvent en tête juste derrière la bannière cookies. Et c'est encore, sur beaucoup de boutiques, une simple liste de catégories.

Ce qu'on peut y mettre :

  • Une phrase courte sous chaque catégorie, pour dire ce qu'on y trouve. Deux lignes discrètes suffisent — l'attention disponible est faible.
  • Une page clé mise en avant. Sur une marque de cosmétiques, remonter le diagnostic produit dans le menu a donné un écart de conversion significatif en test A/B.
  • De la réassurance : un avis, un bénéfice, un appel à l'action.

Attention au signal inverse : un menu très cliqué peut aussi vouloir dire que les visiteurs sont perdus et font des allers-retours faute d'être arrivés sur la bonne collection.

3. Les carrousels

Il s'agit ici des sections en carrousel plus bas dans la page, pas du carrousel d'images produit. Seules la première et parfois la deuxième diapositive sont vues. Un argument de vente placé en quatrième position ne sera lu par personne.

Sur les sections produits, l'empilement vertical — deux produits l'un sous l'autre — l'emporte en test. Et si vous gardez un carrousel, laissez dépasser l'image suivante : une flèche ne suffit pas à faire comprendre qu'on peut faire défiler.

Deux nuances honnêtes. Le carrousel garde son intérêt sur les sections d'inspiration, où l'immersion compte plus que la conversion. Et remplacer un carrousel par du vertical allonge la page : si personne ne descend jusqu'en bas, on a déplacé le problème. Un outil de cartographie des clics, en mesurant le revenu généré par élément, dit lequel des deux vaut mieux chez vous.

4. Les filtres de page collection

Le parcours habituel demande d'ouvrir « Filtrer », de sélectionner, de valider — et de tout recommencer pour changer d'avis. Sur mobile, chaque aller-retour coûte des visiteurs.

La correction est simple : sortir les filtres les plus utilisés du panneau et les afficher directement en haut de la collection, sous forme de pastilles. Regardez d'abord lesquels sont réellement sélectionnés, puis mettez ceux-là en avant.

Le gain est double. Le visiteur qui savait ce qu'il venait chercher y accède en un geste ; celui qui l'ignorait découvre au passage une catégorie qu'il n'aurait pas cherchée. C'est la règle des meilleures ventes, appliquée aux filtres : ce qui marche se met en évidence, pas au fond d'un panneau.

5. L'absence de paiement natif

Apple Pay, Google Pay, PayPal, Shop Pay : le paiement en un geste, sans ressaisir ses coordonnées. Environ 42 % des achats sur mobile passent par ces solutions.

Shopify avance une réduction de 35 % de l'abandon de panier. Le chiffre vient d'une communication de l'éditeur sur sa propre solution, et mérite d'être pris pour ce qu'il est — mais la direction, elle, se vérifie à chaque activation. L'installation se fait depuis les paramètres de paiement, et le bouton se place aussi bien sur la fiche produit que dans le panier.

Une réserve qui vaut pour les cinq

Aucun de ces points n'est une règle universelle. Ce sont de bonnes pratiques, à confirmer par un test A/B sur votre trafic — y compris quand le nouveau menu gagne : il reste encore à optimiser.