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Épisode 29 · Le Shop des Titans

27 Shopinfo - Le système de fidélité MALIN & PAS CHER sur votre e-commerce !

21:46Avec Ben, Simon et Julien

Résumé, 10 secondes

Un programme de fidélité à paliers monté sans application dédiée : segments clients et Shopify Flow pour la mécanique, Klaviyo pour prévenir le client, et une page entièrement sur mesure. Avec les limites assumées — pas de points à dépenser, aucun événement externe, et le moment où mieux vaut payer une application.
Publié le 12 novembre 2024

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La publicité coûte de plus en plus cher, et la fidélisation redevient un levier qu'on regarde de près. Les applications dédiées font très bien le travail — mais leur facture suppose qu'on ait besoin de tout ce qu'elles savent faire. Cet épisode raconte l'inverse : un programme à paliers construit sans application, en natif sur Shopify, pour deux marques accompagnées par l'agence.

Le besoin réel, souvent plus simple qu'on ne le croit

Installer une application de fidélité, c'est concevoir une structure entière. Or la demande de départ tient souvent en une phrase : « les clients qui ont dépensé tel montant reçoivent tel avantage ». Des paliers, un produit offert ici, un code de réduction là. Pas de quoi payer cinq fois le prix pour dix mille fonctionnalités.

La mécanique vit sur Shopify, pas dans l'e-mailing

C'est la précision apportée en cours d'épisode, et elle compte : ce n'est pas un programme de fidélité « avec Klaviyo ». Toute la logique est sur Shopify. Klaviyo n'intervient qu'à la fin, pour prévenir le client qu'il a changé de palier.

Deux outils suffisent côté Shopify :

  • Les segments clients, pour regrouper les clients par montant dépensé.
  • Shopify Flow, pour poser une étiquette sur le client selon le segment auquel il appartient.

Le contournement qui a rendu la chose possible

Le déclencheur natif de Shopify Flow ne donne que le total dépensé depuis l'inscription du client. Or le programme demandait le montant dépensé à partir d'une date donnée — information à laquelle Flow n'a pas accès.

Les segments, eux, savent le faire. D'où le montage : le segment classe les clients selon le critère voulu, et Flow se contente de vérifier l'appartenance au segment avant d'ajouter l'étiquette. Le déclencheur manquant est ainsi contourné, sans code.

Ce n'est pas la seule voie possible : Klaviyo sait aussi créer des segments. On peut donc rester côté Shopify Flow pour la logique et déléguer la segmentation à Klaviyo — les deux fonctionnent en parallèle.

Ce que l'étiquette permet côté vitrine

Une fois le palier attaché au client, le site le connaît dès la connexion. On affiche son niveau et ses avantages, bien sûr — mais on peut aller beaucoup plus loin et modifier l'interface elle-même pour un client au palier le plus haut.

C'est d'ailleurs la deuxième raison du choix, après le coût : la page fidélité reste entièrement à la main de la marque. Sections FAQ pour expliquer le fonctionnement, bloc d'inscription, mise en page conforme à l'identité. Une page injectée par une application se reconnaît, et donne au visiteur le sentiment d'avoir quitté le site.

En contrepartie, cette partie demande du développement sur mesure : il faut un développeur.

Les limites, dites franchement

L'épisode ne vend pas la solution comme un remplaçant universel. Trois réserves :

  • Pas de points à dépenser. Le mécanisme séduisant — « j'échange mes points contre un produit » — n'est pas implémenté. Techniquement, un métachamp client et quelques flux le permettraient ; en pratique, chaque déclencheur ajouté rapproche de l'usine à gaz.
  • Les trous dans la raquette. Multipliez les conditions et vous finirez par en oublier une : le client qui a dépensé un euro repart avec un code de cent. Une application mutualisée entre des milliers de marchands a déjà rencontré, et bloqué, ces cas-là.
  • Les événements extérieurs. Suivre un compte Instagram, s'inscrire à une newsletter : hors de portée sans reconstruire ce que LoyaltyLion ou Yotpo font déjà. Réinventer la roue n'a pas d'intérêt.

Où passe la frontière

La règle est posée simplement : si le besoin est basique et se développe vite, on le développe. Si la réflexion et le temps de développement dépassent le prix de l'abonnement, l'application est le bon choix.

Et un rappel qui précède tout le reste : un programme de fidélité est d'abord une décision marketing. Quelle typologie de clients, vers quel comportement les pousser — la partie technique ne vient qu'ensuite.