Épisode 33 · Le Shop des Titans
Les 5 meilleures NOUVEAUTÉS Shopify 2025 !
Résumé, 10 secondes
Cinq sujets pour ouvrir l'année — pas forcément des nouveautés de l'année, mais celles qui vont s'imposer sur les boutiques en 2025. Deux d'entre elles portent des échéances datées.
1. L'extensibilité, et le calendrier à ne pas manquer
Le tunnel de paiement vivait autrefois dans des fichiers du thème : un développeur y faisait ce qu'il voulait. Il est désormais hébergé par Shopify, fermé et standardisé. En échange, des fenêtres ont été ouvertes : des extensions d'interface que l'on vient injecter à des emplacements prévus, pour afficher une information, pousser une vente croisée ou ajouter de la logique.
L'application Checkout Blocks est le point d'entrée le plus courant. Elle est disponible sur tous les forfaits, mais ce qu'elle autorise dépend du vôtre : personnaliser le rendu des lignes de produits, ou signaler qu'un article est en précommande, demande Shopify Plus. Sur un forfait standard, on reste sur du contenu textuel et de la réassurance.
Le calendrier, lui, ne se négocie pas :
- Depuis le 6 janvier, toutes les pages de paiement sont passées à l'extensibilité.
- Jusqu'au 28 août pour préparer les pages de statut de commande et de récapitulatif.
- Script Editor s'arrête à la même date. Si vous l'utilisiez pour des personnalisations, c'est maintenant qu'il faut y penser.
Le point de vigilance principal : le suivi analytique sur les pages de statut de commande.
Les comptes clients suivent le même chemin — nouveaux comptes côté serveur, mêmes fenêtres d'extension. Si le schéma se répète, la bascule forcée arrivera dans les mois qui suivent. Un effet secondaire intéressant : parce que l'environnement est plus fermé et plus sécurisé, on y accède à des informations qu'on n'avait pas dans le thème.
Le conseil qui en découle : une boutique qui arrive sur Shopify aujourd'hui devrait se placer d'emblée sur les nouveaux comptes clients et sur un tunnel entièrement en extensibilité.
2. Les expéditions fractionnées
Elles ne concernent que l'expédition, pas le retrait en magasin — mais pour qui est concerné, elles règlent un manque ancien.
Prenez un marchand alimentaire vendant du sec et du surgelé, stockés dans deux entrepôts, avec des règles et des tarifs d'expédition distincts. Un panier mixte pouvait jusqu'ici poser problème. Il devient possible de choisir un tarif pour chaque groupe de produits, dans le même tunnel et sur une seule commande.
La limite à vérifier avant de s'en réjouir : le mécanisme fonctionne nativement, mais tous les outils logistiques et tous les prestataires ne sont pas encore synchronisés. Vérifiez la compatibilité de votre chaîne avant de compter dessus.
3. Shopify POS arrive vraiment en France
Le logiciel existe de longue date. Ce qui change, c'est l'offre : le matériel officiel — caisse, terminal de paiement — se commande désormais directement chez Shopify, et Shopify France propose un support et des partenaires dédiés à cette brique.
L'extensibilité s'applique là aussi, côté vendeur : on injecte des fenêtres d'application dans le back-office de caisse. L'exemple le plus parlant est la fidélité — un même programme branché sur le web et sur la caisse. Le client commande en ligne, revient en boutique, et retrouve ses points.
4. Les theme blocks
Un pas de plus vers les flex sections promises par Shopify. L'idée : des blocs enregistrés au niveau du thème plutôt que rattachés à une section, et jusqu'à huit niveaux d'imbrication. De quoi construire des mises en page comparables à celles d'un constructeur, et mettre ces sections à disposition du marchand pour qu'il monte ses pages d'atterrissage sans repasser par un développeur.
La lecture stratégique est assez claire : les constructeurs tiers s'installent en surcouche, alourdissent le site de JavaScript et bloquent les développeurs. Leur succès prouve la demande — Shopify y répond dans le thème plutôt que par-dessus.
5. Les métaobjets
Rien de nouveau non plus, mais leur usage s'étend, y compris à des besoins auxquels on ne les associe pas — le référencement, notamment.
Une façon utile de les comprendre, en deux catégories :
- Le métaobjet bibliothèque : on y stocke des entrées unitaires. Une liste d'ingrédients cosmétiques, chacun avec sa définition.
- Le métaobjet assemblage : il regroupe plusieurs entrées de la bibliothèque, y ajoute un titre ou un complément, et se rattache à un produit par un métachamp. Le thème appelle ensuite l'information dynamiquement.
Le bénéfice se mesure surtout à ce qu'il évite : la multiplication des gabarits produits. Avec dix gabarits, la moindre modification structurelle se répète dix fois. Avec des métaobjets, l'information vit à un seul endroit et la mise à jour se propage.
Autre usage courant chez un détaillant multimarque : la fiche d'une marque — description, logo, visuel — appelée depuis la page produit, plusieurs pages collection, l'accueil et les pages de contenu, sans jamais la retaper.
Enfin, les métaobjets ne se limitent plus aux objets principaux : il en existe désormais pour à peu près tout, marchés compris. Shopify Forms enregistre d'ailleurs chaque soumission de formulaire comme un métaobjet — ce qui en fait un déclencheur exploitable dans Shopify Flow.
Dans le même sujet
Tous les épisodes
5 minJT Shopify #02 : ce qui a changé le 1er juillet sur votre boutique
Écouter l'épisode
38 minOn a trié les 150 nouveautés Shopify de la Spring Edition
Écouter l'épisode
11 min