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Épisode 24 · Le Shop des Titans

22 Shopinfo - C'est la rentrée ! Quelques nouveautés et des rappels utiles pour vos sites Shopify

35:46Avec Simon, Ben et Thibault

Résumé, 10 secondes

La bascule du 13 août 2024 vers le tunnel extensible, ce que permet Checkout Blocks en gratuit et à partir de quel volume développer sa propre extension revient moins cher, l'échéance du 28 août 2025 pour les pages de statut de commande, les nouveaux comptes clients et leur crédit en magasin — plus quatre réglages à poser avant le dernier trimestre.
Publié le 5 septembre 2024

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Épisode de rentrée : ce qui a changé pendant l'été, ce qui reste à anticiper, et quelques réglages à poser avant le dernier trimestre — Black Friday et Noël en ligne de mire.

Le 13 août 2024, la bascule s'est faite

C'était la date limite annoncée : tous les tunnels de paiement encore sur checkout.liquid sont passés à l'extensibilité. Fini les gabarits Liquid ; la personnalisation passe désormais par des applications.

Deux voies s'offrent aux marchands : développer une application dédiée à leur besoin, ou utiliser celles du marché. Bonne nouvelle sur ce point — Mondial Relay et Colissimo se sont adaptés, et proposent à nouveau le choix du point de retrait avant le paiement.

Ce que permet Checkout Blocks

Application indépendante à l'origine, elle a si bien marché que Shopify l'a rachetée. Elle est aujourd'hui présentée comme officielle, et largement gratuite pour les marchands Shopify Plus.

Dans la partie gratuite :

  • Un design plus fin. Au-delà des quelques couleurs habituelles, on agit sur des éléments précis, les bordures, les arrondis. De quoi rapprocher le tunnel de l'univers du site. La structure, elle, ne bouge pas — c'est un choix assumé de Shopify, qui tient à un parcours éprouvé et identique d'une boutique à l'autre.
  • Des blocs de contenu à différents endroits du tunnel et de la page de remerciement : messages informatifs, réassurance.
  • De la collecte d'information : de petits formulaires — une date d'anniversaire, un téléphone, ou un retour sur le parcours d'achat une fois la commande passée.
  • De l'interactivité sur le panier : sélecteur de quantité, choix de variante, suppression d'un article.
  • Le contrôle des méthodes de paiement et de livraison : les renommer, en masquer, les réordonner — selon l'étiquette du client, les collections présentes dans le panier, le montant total ou le pays de livraison.
  • Des remises plus fines que celles de Shopify, y compris sur les frais de livraison.

La partie payante ajoute surtout deux choses : la vente croisée et la barre de livraison offerte. Le tarif va de 200 à 500 dollars par mois selon le nombre de commandes — 200 dollars à partir de 4 000 commandes, 500 dollars au-delà de 10 000, avec des paliers entre les deux.

Où atterrit la donnée collectée

Question importante, et souvent posée trop tard : tout ce que vous recueillez dans le tunnel se rattache à la commande, en métachamp ou en note. Pour l'exploiter ailleurs — sur la fiche client, dans une autre base — il faut un Shopify Flow déclenché à la création de commande, qui lise la valeur et la déplace.

Un arbitrage à faire

À 500 dollars par mois, développer sa propre extension redevient rentable. Et une extension sur mesure permet ce qu'une application générique ne fait pas : lire les métachamps des produits présents dans le panier pour proposer une vente croisée dynamique, plutôt qu'un produit fixe identique pour tout le monde.

Cela dit, la version gratuite offre déjà largement de quoi expérimenter avant d'engager quoi que ce soit.

Ce qui n'a pas encore basculé — et l'échéance à noter

Seules les pages de paiement ont été migrées automatiquement. Les pages de remerciement et de statut de commande ont jusqu'au 28 août 2025. Un an, ce qui paraît long jusqu'au moment où l'on découvre ce qu'elles portent.

Shopify fournit dans les paramètres de paiement un outil listant les personnalisations actives sur ces pages. Si la liste est fournie, anticipez.

Le point le plus risqué : les scripts de suivi. Ces pages en portent souvent, posés par des agences d'acquisition. Ils doivent être transférés vers le système d'événements de Shopify — un travail à coordonner avec l'agence concernée, qui n'est pas toujours celle qui gère le site.

Les nouveaux comptes clients

Après le tunnel, les comptes. Le principe change : plus de mot de passe, mais une adresse e-mail comme identifiant unique et un code de connexion envoyé à chaque fois.

Aucune date d'obligation n'est annoncée. Mais le précédent du tunnel est éloquent : cela deviendra obligatoire. Si vous créez une boutique, ou si vos comptes clients sont peu personnalisés, basculez maintenant. Un bémol toutefois : la personnalisation n'y est pas encore ouverte.

Le fonctionnement reprend celui du tunnel — hébergement chez Shopify, moins de main sur la structure et le design, mais des fenêtres pour injecter du contenu. Et une contrepartie intéressante : on y accède à des informations qui étaient bloquées dans les anciens comptes gérés par le thème, notamment sur les clients et leurs commandes.

Plusieurs fonctions n'existent d'ailleurs que là : le B2B, les retours en libre-service, une adresse personnalisable plutôt qu'une URL illisible.

Et une nouveauté en accès anticipé : le crédit en magasin. Un montant rattaché au compte, automatiquement proposé comme moyen de paiement dans le tunnel dès la connexion. Une cliente vendant en vrac s'en sert pour son système de consigne : la consigne rendue en magasin ouvre un crédit utilisable en ligne. Plus généralement, c'est un geste commercial simple après un litige — et un bon outil de fidélisation.

Markets, encore sous-exploité

La fonction va quitter les paramètres pour rejoindre le back-office, sans date annoncée. En attendant, une amélioration déjà disponible mérite d'être signalée : la redirection automatique selon l'adresse IP ou la langue du navigateur, en deux clics dans les préférences des marchés. Il fallait auparavant une application de géolocalisation.

Beaucoup de marchands qui pourraient vendre à l'étranger n'y vont pas parce qu'ils imaginent le paramétrage fastidieux. Il l'est bien moins qu'il n'y paraît.

Shopify Flow

À voir comme un outil d'automatisation à la Zapier, mais à l'intérieur de Shopify. Le schéma est toujours le même : un déclencheur, des conditions, des actions — et l'on peut boucler.

Un exemple complet : une commande est passée ; si le total dépensé par ce client dépasse 200 €, on lui attribue une étiquette VIP ; cette étiquette ouvre droit à une remise automatique ; un e-mail part avec le code. Plus rien à faire manuellement, et chaque commande repasse le test.

Il existe des limites, mais cinq à dix automatisations bien choisies suffisent déjà à changer le quotidien.

Quatre réglages à poser pour la rentrée

Les lots. Shopify Bundles permet des offres packagées sans perturber la logistique, puisque les mêmes références sont regroupées dans un pack unifié. Tout n'est pas parfait, mais le coffret découverte fonctionne particulièrement bien pour un premier achat : le client qui ne sait pas par où commencer prend une sélection de vos meilleures ventes.

L'alerte de réapprovisionnement. Si vous avez déjà Klaviyo, centralisez-la là plutôt que d'ajouter une application dédiée : les informations clients restent au même endroit. Encore trop de boutiques n'en ont aucune.

Les boutons d'achat dynamiques. Apple Pay, PayPal, Google Pay — pas seulement dans le tunnel, mais sur la fiche produit et dans le tiroir panier. Sur une boutique où il a été activé, Apple Pay a capté 20 % des paiements sur mobile.

Les tests A/B, systématiquement. À chaque refonte d'une page ou d'un bloc produit, comparez la nouvelle version à l'ancienne au lieu de supposer. Des outils comme Shoplift permettent de le faire soi-même, en mesurant la conversion, l'ajout au panier et le taux de clic.

Deux résultats qui ont surpris : un bouton d'achat collant a très largement battu un menu de navigation rapide qu'une cliente préférait — et le simple passage d'un bouton gris foncé au noir, légèrement agrandi, a suffi à améliorer les chiffres.

Une limite méthodologique : si les deux versions diffèrent sur dix points, vous saurez laquelle gagne mais pas pourquoi. Séquencez les changements.

Deux découpages qui apprennent beaucoup : tester par pays — l'acheteur britannique ne se comporte pas comme le français — et par source de trafic. Le visiteur venu d'une publicité et celui venu de la recherche organique n'ont pas le même profil : une version peut gagner sur l'un et perdre sur l'autre.

Ce qui reste hors de portée : les tests de prix — un contournement consiste à dupliquer le produit avec la même référence et deux prix, au prix de complications logistiques — et les tests sur le tunnel de paiement. Ce dernier point pourrait évoluer : maintenant que le tunnel fonctionne lui aussi par gabarits, en comparer deux devient concevable.